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 Le modèle Edeljien : épistémologie

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Rob "edophoenix" EDELJI
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05022010
MessageLe modèle Edeljien : épistémologie

J'ai finalement décidé de formaliser mon projet pour la ludologie
(tout au moins pour ma propre réflexion ludologique !) :
Je compte faire de mon modèle, en quelque sorte, une épistémologie du jeu.

L'épistémologie est le champ de réflexion centré sur ces deux questions fondamentales : Que peut-on savoir ? Et comment ?
Il nous ouvre donc sur un aspect fortement méthodologique de toutes les disciplines scientifiques.

Que peut-on, donc, apprendre sur le jeu - et par l'observation du jeu : Voilà la réflexion que je souhaite développer.

Pour préciser un peu ma démarche, voici les idées que j'ai notées récemment à ce propos :
Citation :
La LUDOLOGIE ne doit pas être une science pour elle-même - ni même en elle-même -,
mais une démarche scientifique consistant à tirer de l'observation de l'homme en situation de jeu, - c'est-à-dire d'expériences réunissant des conditions matérielles et sociales peu ou prou similaires - des conclusions inductivement signifiantes (c'est-à-dire généralisables),
qui soient applicables aux sciences humaines telles que la sociologie, la psychologie cognitive, l'anthropologie, voire même les sciences de la communication et de l'information.

Il s'agit donc d'un outil méthodologique et épistémologique, - non d'une science en soi.
Mais il ne s'agit pas non plus de simplement étudier le jeu d'un strict point de vue disciplinaire, ou même multidisciplinaire.

On rejoint ici la théorie systémique ; l'observation du jeu peut être la formidable occasion de rendre compte du complexe, c'est-à-dire de l'interaction des facteurs simples.
Il y a donc nécessairement une mise en relation de ces facteurs à prendre en compte et à modéliser, si l'on veut tirer un intérêt de l'épistémologie du jeu.

Ce n'est que de cette manière et avec cette démarche que la LUDOLOGIE pourra prétendre devenir un modèle scientifique.

_________________
"Le Paradis, c'est un roman devant un bon feu ! " - Théophile GAUTHIER.
"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " - B. PASCAL, Pensées.
"Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" - Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles.
"Vouloir nous Brûle, et Pouvoir nous Détruit" - H. de Balzac, La Peau de Chagrin.


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Le modèle Edeljien : épistémologie :: Commentaires

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Une idée :
elle m'est venue durant ma formation BAFA. Le terme lui-même est dérivé de ludique, mot qui vient du latin ludo, ludere, qui signifie jouer .

L'idée est donc d'établir une nouvelle discipline qui tirera des principes et formulera des théories scientifiques à partir de l'étude du comportement humain dans le cadre d'une activité particulière : la pratique du jeu.
Ces observations pourront avoir des applications dans de nombreux domaines tels que la psychologie, la sociologie ou la philosophie.

Il ne s'agit donc pas d'un jeu en soi, mais d'un domaine de réflexions, d'observations et d'études tout-à-fait sérieux, ou qui se veut tel,
ce qui, bien entendu, n'empêche pas d'être ouvert : sachons ne pas être trop sentencieux !



Cependant, il ne faut pas croire que je sois le premier à en avoir eu l'idée :
en témoignent ces sites :
http://www.ludologique.com/ludologie.html
http://www.trictrac.net/jeux/forum/viewtopic.php?t=13973&view=next&sid=fe0627c02746b6c875055903b08ba71a


L'ambition et la vocation de ce site est donc de devenir une boîte à outils pour tous les chercheurs dans ce domaine, une référençant des compte-rendus permettant à ceux-ci de tirer des conclusions scientifiquement utiles.


Pour le moment, les jeux vidéos ne seront pas étudiés, car ils représentent un cas très particuliers.
Nous nous bornerons à étudier les jeux de plein air,
ainsi que les jeux de société ( jeux classiques comme les échecs, jeux de plateaux, jeux de rôles, jeux de stratégie, etc... )


Dernière édition par Rob "edophoenix" EDELJI le Jeu 24 Fév - 20:33, édité 1 fois
Deux propositions personnelles, sur lesquelles j'ai réfléchi durant mon stage de BAFA !
Elles ne sont pas parfaites, mais, - malgré certaines similitudes - elles se complètent assez bien, à mon sens. Elles disent à peu près la même chose, mais la seconde est reformulée de manière un peu plus satisfaisante - à mon humble avis.

Voici donc ces "chefs d'oeuvre" (!) :

au début du stage, moi a écrit:

Le jeu : une activité non rémunérée, dont ne dépend pas la survie des participants, solitaire ou collectif, encadré par des règles destinées à donner des contraintes ( pour le défi ) et/ou à garantir un consensus des participants ;
cette activité a pour but la distraction ou le loisir, et requiert souvent un matériel adapté, et parfois un terrain particulier.

Pourquoi joue t-on :
- pour se détendre, se régénérer, se reposer de son travail,
- s'amuser,
- pour apprendre à travailler en équipe et à coopérer ?
- développer différentes qualités, différents talents ?
-une étude a montré que les enfants, jusqu'à l'âge de (à peu près - je me souviens plus de l'âge exact) 15/16 ans, ont besoin d'exercer des activités non nécessaires à leur survie et ayant un caractère et un intérêt ludiques.


en fin de stage, moi a écrit:

le jeu est une activité pourvue de règles qui en définissent la pratique, le cadre et les limites.
Une activité qui se différencie du travail :
autres enjeux, autres contraintes.
Il se rapproche souvent du sport, mais reste beaucoup moins formel.

On joue pour :
- le défi ( aux autres, envers soi-même. )
- la compétition.
- se défouler.
- se détendre, se divertir, s'amuser, passer un bon moment.
- passer un bon moment collégial ( ou communautaire ?) entre amis.
- l'adrénaline, la rise de risques !
- rigoler.
- l'ambiance.




Citation :

Le jeu, à l'instar du rire, est candidat au statut de propre de l'homme ; en effet, l'homme serait la seule espèce à jouer à l'âge adulte.
Roger Caillois dans « Les jeux et les hommes » (Gallimard, 1957 (ISBN 2070326721) ), s'est essayé à une définition du jeu. C'est une activité qui doit être :

1. libre : l'activité doit être choisie pour conserver son caractère ludique
2. séparée : circonscrite dans les limites d'espace et de temps
3. incertaine : l'issue n'est pas connue à l'avance
4. improductive : qui ne produit ni biens, ni richesses (même les jeux d'argent ne sont qu'un transfert de richesse)
5. réglée : elle est soumise à des règles qui suspendent les lois ordinaires
6. fictive : accompagnée d'une conscience fictive de la réalité seconde

Pratiquement, toute activité humaine peut être l'objet d'un jeu, et réciproquement tout jeu peut cesser de le devenir. En effet, le jeu est avant tout une institution (comme l'école, l'Assemblée nationale...), limitée dans le temps et limitée aux joueurs de la partie. Le jeu institue un espace de liberté au sein d'une légalité particulière définie par la règle du jeu (Colas Duflo, Jouer et philosopher, Presses universitaires de France, 1997).

Cependant, les deux définitions ci-dessus ne considèrent le jeu qu'en lui-même et pas dans ses rapports avec le monde réel extérieur au jeu. Le jeu est aussi une manière de représenter le monde. Ainsi le jeu transpose dans un objet concret des systèmes de valeurs ou des systèmes formels abstraits. De ce point de vue le jeu peut être considéré comme une métaphore du monde (ou d'une de ses parties). Jouer et/ou inventer un jeu, construire une partie en interaction avec son adversaire relève alors d'une activité culturelle de haut niveau, et chaque partie jouée est une forme d'œuvre d'art.

Le jeu de l'acteur, par l'absence de règles strictes, par le caractère prévisible de l'action ou encore par l'absence de compétition donne un aperçu de la difficultés à cerner les limites du jeu.

De plus, le jeu ne se développe pas seulement dans un cadre formel mais se crée aussi spontanément. Jouer à la poupée, à la guerre, à la classe ou avec des figurines ne permettent ni de gagner, ni de perdre, mais se contentent de représenter le monde et d'entraîner le joueur à affronter la vie réelle, dans un cadre où une fausse manœuvre n'engendre que peu de conséquences.


remarque concernant l'extrait d'article d'encyclopédie :
la prémisse selon laquelle seul l'homme jouerait à l'âge adulte est fausse :
les chiens adultes se lancent souvent dans des jeux quand ils sont plusieurs..!
Ces définitions sont donc loin d'être parfaites et devraient être développé.

Petit complément, a posteriori : selon un internaute de Casus-NO, le "jouet" serait un outil, un élément du "jeu" : par exemple : avec quelques figurines playmobil ( "jouets" ) on peut inventer des histoires créatives ( activité de "jeu" ).


Dernière édition par Rob "edophoenix" EDELJI le Ven 25 Fév - 14:53, édité 1 fois
Je vous avais déjà entretenu de Ludologie sur mon univers Netvibes et sur mon ancien blog, qui accueille certains de mes projets.
Ce que je fais ici est donc un pur doublon, dans le cas où ces deux sources d'inspirations très importantes auraient échappé à la vigilance circonspecte de certains de mes rares lecteurs..!
( j'en profite pour annoncer que le forum des Pÿmhe'z, en cours de reformation, accueille désormais une section consacrée à mon JDRa, qui s'ouvrira bientôt aux volontaires ..! A quand le vrai website, on se le demande ..? )

Or donc, j'ai décidé de consacrer une nouvelle série de posts sur mon blog consacré à ce phénomène récent et inconnu : la ludologie.
Hélas et triple malheur (c'est, en tout cas, mon opinion) ce n'est pas de mon fait que ce phénomène est né, et je n'en suis pas l'initiateur, (ou alors, tout au moins, on pourrait dire que je ne suis l'inventeur que d'une nouvelle forme de ludologie, mais ce ne serait pas encore la vérité, puisque des études telles que celles que j'ai l'ambition de promouvoir existent déjà, bien qu'elles restent malgré tout marginales.)
Je ne puis donc pas en revendiquer la paternité.

La ludologie - terme bâtard puisqu'il mélange des racines latines et grecques, vient de "ludo, ere", jouer.
Il s'agit donc d'études sur le jeu. Sauf que, de manière générale, il s'agit d'études commerciales ou marketing, en sciences de l'ingénieur, ingénierie du graphisme, - ou en sciences économiques -, et qui s'intéresse presque exclusivement au domainé vidéoludique, c'est -à -dire aux jeux vidéos.
Deux exemples (note: qui ne sont pas les mêmes que ceux de mon introduction) :
- http://incident.net/users/gregory/wordpress/categories/ludologie/
- http://www.ludologique.com/

Ce qui n'est pas du tout mon cas. Loin de là.


Car je m'occupe exclusivement des phénomènes observables, or, de tous les phénomènes ludiques, celui de l'activité vidéo est le moins observable - a priori.
Je me concentre sur les jeux de société : ( jeux de plateau, de stratégie comme les échecs, de rôles, ...) , les jeux de plein air, les jeux sportifs, ou les jeux de cours de récréation (dans le genre de la marelle).
Le but est d'en tirer des observations scientifiquement exploitables et applicables à la psychologie, la sociologie, l'anthropologie et autres sciences humaines ( pourquoi pas, les sciences politiques, mais je reste dubitatif devant cette idée fantaisiste, même si elle est de moi...!)
Il s'agit donc d'exploiter ces observations dans les sciences du comportement humain.


Là, je me prends au sérieux en vous parlant de tout ça. Normal, c'est un peu mon graal à moi, et chacun a le sien dans sa vie.
Cette idée m'est venue durant ma formation d'appro BAFA, mais à l'époque, je ne savais pas que l'idée existait déjà - évidemment, elle est très peu développée, mais au reste elle ne m'appartient pas au premier chef.
Cependant, même après avoir connu, rencontré, ou simplement entendu parlé de personnes qui ont effectué des recherches dans ce domaine ( je ne parle pas de celui de la "vidéoludomarketing", mais de celui de l'observation des joueurs en activité à des fins d'études, pour exemple, psychologiques. )
il m'est apparu que personne à ma connaissance n'a eue l'idée d'en faire un domaine scientifique spécifique, à part entière.

Ma difficulté, c'est que n'ayant fait ni des études de psychologie, ni de philosophie ou de sciences politiques, et ne possédant que de très vagues notions en sociologie, je n'ai pas de, - comment dirais-je ? -, d' "autorité universitaire" pour décréter la chose. Et je doute que ça m'arrive avant des décennies, - si même cela devait jamais m'arriver !

Ce n'est pas grave puisque je suis têtu, et, avec ma joie et mon exubérance habituelle, je vais m'attacher à promouvoir cette idée, au moins via internet interposé.


Ludologie (2) : trouver un protocole d'études, pas si simple que cela..!


J'ai ouvert, il n'y a que quelques mois (dejà !) une section servant de banque de données, sur le forum du Cercle du Pÿmhe'z, pour ce que j'ai intitulé les "retex", c'est à dire des comptes-rendus de parties de jeu, dont les observations pourront servir à tirer des conclusions générales concernant la ludologie.

Cette section est actuellement déserte - c'est assez normal, les gens ayant autres choses à faire que de perdre du temps à exposer leurs rapports de parties chez nous - mais enfin, c'est mis en place, et à la disposition de ceux qui le souhaitent.

Toujours est-il qu'en mettant en place cette section, j'ai essayé de ,normaliser les rapports de parties et d'instaurer une sorte de "standard", qui permettrait de rendre plus facilement exploitables les dits rapports.
Ce qui me renvoie à une lacune que je n'airrve (n'ose...) pas combler, au vue de la faiblesses de mes compétences actuelles en matière de socio/psycho/logie :
un protocole d'observation.

C'est là une question que je voudrait pouvoir débattre avec des connaisseurs, et je pense m'y employer dans les prochains mois, dans la mesure de temps ( infime, malheureusement !) que me laissera le travail et la rédaction d'articles pour certain journal (hum...) et de Nouvelles pour le projet des Pÿmhe'z, que je ne compte pas abandonner facilement !
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Ludologie 3 : typologie des jeux




  • critères généraux de classification des jeux de tous types :

    • lieu ( intérieur, extérieur, délimité, avec obstacles ?.. ) : type de terrain ( forêt, zone herbeuse, plate ou avec obstacles, ...), espace requis ( taille, etc... )
    • durée
    • complexité du jeu, tranche d'âges à laquelle il s'adresse.


    • mécanique du jeu ( aussi appelée structure ) ( rapports entre joueurs, ...)
    • intérêt ( ce critère sera à développer : qu'apporte t-il aux participants : réflexions, entraînement d'adresse ou d'endurance, amusement, etc..? en particulier, en matière d'objectifs pédagogiques ou d'exercice physique.)
    • matériel requis ( ballon, foulards, cartes, dés, pions ou figurines, etc... )


    • jeux de nuits ?
    • Grandeur nature, ou jeu "de société" ?


  • typologie - nature du jeu :

    • sportif
    • course /vitesse.
    • de ballon.
    • d'adresse /de réflexes.


    • de réflexion.
    • de stratégie.
    • de communication.
    • à rôles ( ǂ jeux de Rôles : par exemple, le jeu "Petits Meurtres et faits divers" est un jeu à rôles. )


    • cache-cache /discrétion.
    • de pistes /d'orientation.
    • de coopération /d'équipes.
    • d'improvisation.
    • ...


  • typologie des jeux de société :

    • questions-réponses /culture générale.
    • tactique /stratégique.
    • de réflexion /logique.
    • de rôles /à rôles.


    • réflexes /rapidité-vitesse.
    • de négoce /commerce /gestion.
    • de bluff /négociation.
    • de hasard.


    • jeux d'ambiance.
    • de tchatche.
    • de mémoire.
    • de diplomatie.


    • de dessin(s).
    • d'imaginaire.
    • merveilleux /de contes de fées.


    • de construction.
    • d'adresse.
    • de cartes/ de dés.


  • mécanique /structure du jeu :

    • chacun pour soi.
    • coopération.
    • Duel(s) ( 1 contre 1, équipe contre équipe, ou asymétrique. )


    • 1 contre tous.
    • Alliances. ( se forment en cours de jeu )
    • équipes. ( formées dès le départ )


  • selon le matériel requis :

    • cartes /dés.
    • pions /figurines.
    • plateau de jeu.


    • sablier.
    • marqueurs.
    • truc qui fait "DING" /buzzer.


    • fiches de scores.
    • crayons et papier.



Remarque à propos de ces listes de typologies : elles ne se veulent pas exhaustives, et pourront être complétées à l'avenir, sur le forum.
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